Les "Ambassadeurs Métiers Worldskills Occitanie", c’est un réseau de médaillés de différentes éditions de la compétition des Worldskills Occitanie (pour en savoir plus sur les Worldskills, rendez-vous ici), dédié à la promotion des métiers et de la compétition des Worldskills. Ces jeunes passionnés vous partagent leur vision de leur métier dans cette rubrique "Témoignages".
Blandine CZEREP est Médaille d’or Worldskills Occitanie et Médaille de bronze Worldskills France, 47ème édition.
Ma passion me vient de ma tante, qui est elle-même coiffeuse. La première fois que je suis entrée dans son salon, j’ai été tout de suite saisie par l’ambiance du salon et la technicité du métier. Ce jour-là, j’ai su que je voulais faire le même métier qu’elle.
J’ai alors, après ma 3e, décidé de partir en alternance où j’ai réalisé un CAP, un BP, puis un brevet de Maîtrise Coiffure. A l’heure actuelle, je réalise un BTS pour diversifier mes connaissances, et j’envisage de poursuivre avec une Licence en Cosmétologie.
J’ai eu plusieurs expériences professionnelles dans différents salons : un salon de village, un salon dans une zone plutôt touristique, une chaîne, etc. Actuellement, je travaille dans un salon où l’on prône la qualité des prestations et la détente de nos clients.
J’ai participé à la 47e édition des worldskills durant mon BM, j’ai d’ailleurs réalisé une pause pendant l’été pour pouvoir me préparer aux finales nationales.
Les Worldskills m’ont apporté sur tous les plans. Sur le plan technique, j’ai pu apprendre de nouvelles techniques, perfectionner mes gestes, et améliorer mon organisation. Ma troisième place m’a permis de suivre les entrainements pour les Worldskills International et pour les Euroskills, ce qui m’a permis de rencontrer différentes personnes du métier, qui m’ont aidé à développer encore plus mes compétences. Sur le plan personnel, j’ai pris confiance en moi, gagné en maturité et appris à gérer la pression.
Dans la coiffure, on travaille généralement en intérieur, ce qui peut être agréable l’hiver ou en pleine canicule. En fonction des salons, les horaires sont très variables et peuvent être assez amples, avec 9 h par jour, le samedi compris. Le plus dur reste la station debout. Avec la clientèle il faut toujours être souriant, quels que soient nos problèmes extérieurs, et aussi être patients avec ses collèges. Les tâches les plus fréquentes sont les coupes, couleurs, balayages et brushings, mais ce n’est pas redondant. Il y a tellement de variations différentes ; la mode change en permanence et il faut adapter chaque technique à chaque client et à ses cheveux.
Pour être coiffeur il faut être créatif, avoir la fibre artistique, être à l’écoute, patience, courtois et savoir se remettre en question.
Les personnes extérieures ont beaucoup de préjugés sur la coiffure et ses coiffeuses, notamment que c’est un métier fait par dépits dans beaucoup de cas. C’est ce que je pensais aussi au début, mais je me suis vite rendu compte que les personnes qui n’aimaient pas le métier s’arrêtaient en générale juste après le CAP, et que celle qui continuaient étaient généralement des passionnées. La richesse de mon métier ma énormément surprise, les techniques et les modes évoluent en permanence, chaque coiffure est unique.
Je lui dirais que c’est un métier incroyable, très diversifié et que si elle est passionnée, il faut qu’elle fonce et qu’elle se donne les moyens de réussir. Mais je lui dirais aussi de ne jamais prendre ses savoirs et savoir-faire pour acquis, car c’est à ce moment-là qu’on cesse d’évoluer dans notre métier.