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MASTER Économie sociale et solidaire | parcours Nouvelle Économie Sociale (NES) - Formation

Type de formation
 Formation initiale
Formation certifiante
 Formation certifiante
Type de certification
 Diplôme
CPF eligible
 Eligible CPF
Accessible par la VAE
 Accessible VAE
 Formation entièrement en présentiel

Objectifs

Résultats attendus

Résultats attendus

MASTER Économie sociale et solidaire | parcours Nouvelle Économie Sociale (NES)

Objectifs de la formation

Objectifs de la formation

Le master propose une réflexion pluridisciplinaire sur l’économie sociale depuis la révolution industrielle. Nous prenons cette expression dans son sens originel, lié à l’associationnisme et au coopérativisme ouvriers au XIXe siècle : face à l’essor du capitalisme, des travailleurs s’associent pour être collectivement propriétaires de leurs instruments de travail afin de développer des formes de coopération non hiérarchiques, à égale distance des modes d’organisation des entreprises privées et des services publics. L’économie sociale qui nous intéresse est « sociale » au sens de la propriété sociale (ni privée, ni publique), non au sens de l’État social ou de « l’économie sociale et familiale ». Elle ne constitue donc qu’une petite partie (le socle historique) de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’économie sociale et solidaire », laquelle inclut depuis 2014 l’entreprenariat social et les fondations d’entreprise auxquels le master NES le forme pas. La formation revisite l’histoire de l’économie sociale depuis la monarchie de Juillet jusqu’à ses résurgences actuelles et ses périodes plus sombres, où elle semblait vouée à disparaître. Les structures de l’économie sociale sont abordées de manière comparative par l’analyse des différents modèles européens de coopérative d’associés ou d’usagers à partir d’une matrice unique qui repose sur quatre éléments : le premier est un capital composé de parts sociales, et non d’actions et d’obligations, ce qui implique le partage de la fraction distribuée de l’excédent de gestion en fonction de la participation de chacun-e. Le deuxième est la constitution de réserves impartageables. Le troisième est le principe de « double qualité » : dans une coopérative de production par exemple, chaque travailleur et chaque travailleuse est aussi sociétaire (détenteur d’une partie du capital social). Le quatrième est le principe formel « une personne = une voix » (contrairement à l’actionnariat capitaliste donnant plus de voix à qui détient plus d’actions). Une coopérative est une structure économique dotée d’une dynamique politique. Pour comprendre l’économie sociale, il faut donc saisir les interactions entre son versant instituant et son versant institué. Le versant instituant est celui de l’association de personnes unies par un désir politique de changement social ; il peut prendre des formes aussi diverses que des réunions informelles en bas des cages d’escalier des cités, des grandes mobilisations sociales, des collectifs de travailleurs, des associations villageoises de fait ou des collectifs constitués contre de grands projets contestés. Ces personnes peuvent se regrouper, ou pas, dans une association loi 1901. Elles sont l’expression du mouvement social et de la société civile. Le deuxième versant est l’économie coopérative dont le propre est d’instituer des formes d’organisation collective dans lesquelles le pouvoir est contrôlé (coopérative classique) ou partagé (autogestion) par l’ensemble des personnes impliquées

Métier(s) associé(s)

Domaines

Domaine(s)
Développement local
Analyse économique
Économie sociale

Contenu

Contenu

Le master propose une réflexion pluridisciplinaire sur l’économie sociale depuis la révolution industrielle. Nous prenons cette expression dans son sens originel, lié à l’associationnisme et au coopérativisme ouvriers au XIXe siècle : face à l’essor du capitalisme, des travailleurs s’associent pour être collectivement propriétaires de leurs instruments de travail afin de développer des formes de coopération non hiérarchiques, à égale distance des modes d’organisation des entreprises privées et des services publics. L’économie sociale qui nous intéresse est « sociale » au sens de la propriété sociale (ni privée, ni publique), non au sens de l’État social ou de « l’économie sociale et familiale ». Elle ne constitue donc qu’une petite partie (le socle historique) de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’économie sociale et solidaire », laquelle inclut depuis 2014 l’entreprenariat social et les fondations d’entreprise auxquels le master NES le forme pas. La formation revisite l’histoire de l’économie sociale depuis la monarchie de Juillet jusqu’à ses résurgences actuelles et ses périodes plus sombres, où elle semblait vouée à disparaître. Les structures de l’économie sociale sont abordées de manière comparative par l’analyse des différents modèles européens de coopérative d’associés ou d’usagers à partir d’une matrice unique qui repose sur quatre éléments : le premier est un capital composé de parts sociales, et non d’actions et d’obligations, ce qui implique le partage de la fraction distribuée de l’excédent de gestion en fonction de la participation de chacun-e. Le deuxième est la constitution de réserves impartageables. Le troisième est le principe de « double qualité » : dans une coopérative de production par exemple, chaque travailleur et chaque travailleuse est aussi sociétaire (détenteur d’une partie du capital social). Le quatrième est le principe formel « une personne = une voix » (contrairement à l’actionnariat capitaliste donnant plus de voix à qui détient plus d’actions). Une coopérative est une structure économique dotée d’une dynamique politique. Pour comprendre l’économie sociale, il faut donc saisir les interactions entre son versant instituant et son versant institué. Le versant instituant est celui de l’association de personnes unies par un désir politique de changement social ; il peut prendre des formes aussi diverses que des réunions informelles en bas des cages d’escalier des cités, des grandes mobilisations sociales, des collectifs de travailleurs, des associations villageoises de fait ou des collectifs constitués contre de grands projets contestés. Ces personnes peuvent se regrouper, ou pas, dans une association loi 1901. Elles sont l’expression du mouvement social et de la société civile. Le deuxième versant est l’économie coopérative dont le propre est d’instituer des formes d’organisation collective dans lesquelles le pouvoir est contrôlé (coopérative classique) ou partagé (autogestion) par l’ensemble des personnes impliquées