Les "Ambassadeurs Métiers Worldskills Occitanie", c’est un réseau de médaillés de différentes éditions de la compétition des Worldskills Occitanie (pour en savoir plus sur les Worldskills, rendez-vous ici), dédié à la promotion des métiers et de la compétition des Worldskills. Ces jeunes passionnés vous partagent leur vision de leur métier dans cette rubrique "Témoignages".
Maxime OBIN est Médaille d’argent Worldskills Occitanie, 47ème édition.
Je suis arrivé dans le secteur de l’aéronautique car je suis toulousain et Toulouse est la capitale de l’aéronautique. J’ai effectué une seconde générale et j’étais loin d’être excellent, j’ai donc commencé par une première en bac professionnel Aérostructure. J’ai ensuite poursuivi par un bac professionnel Aérosystème, puis un BTS Aéronautique.
Ma première approche du monde professionnel s’est faite grâce aux stages que j’ai effectués lors de mon premier bac pro. J’ai ensuite été en alternance lors de mon second bac pro, et également pour mon BTS, que je réalise actuellement en alternance dans l’entreprise Safran.
J’ai eu la chance de participer aux Worldskills Occitanie, où j’ai obtenu la médaille d’argent. Sur le plan professionnel, cette expérience a aiguisé mon sang-froid et m’a donné les clés pour réduire et contrôler au mieux la pression. Depuis, j’ai le goût du challenge !
Je suis actuellement mécanicien support Safran Nacelles pour Airbus et ses programmes A320neo/A330neo pour la FAL (chaîne d’assemblage final) ou le flight test. Je travaille en équipe avec des rotations horaires : je travaille soit le matin de 7h à 14h, soit le soir de 14h à 21h. J’ai un très bon lien, en continu, avec mes collègues, mon tuteur, mais aussi mes managers qui sont très présents.
Il faut, comme dans tout métier, de la passion pour la machine ou la mécanique. Il faut de l’envie de réussite personnelle et collective, l’envie de faire avancer les choses. Il faut aussi aimer le contact avec les clients.
Je n’avais pas de clichés avant de débuter dans ce métier, qui est finalement assez méconnu. J’ai construit ma vision seul au fur et à mesure, avec l’influence des collègues rencontrés et du milieu dans lequel j’évoluait. Ce qui m’a le plus surpris, c’est la polyvalence de la mécanique, mais aussi la complexité des relations humaines au travail, qui ne sont pas évidentes à analyser au début.
C’est un très beau métier où l’on a besoin de personnes passionnées, compétente set qui ont soif d’apprendre tous les jours. Il faut des gens soucieux et rigoureux, qui permettent à n’importe qui de prendre l’avion en sécurité. C’est aussi, et heureusement, un métier très procédurier où il y a un besoin constant de suivre les demandes et les gammes de travail.